jeudi 20 novembre 2014

Penang Vintage


Il est temps que je vous ouvre ce fameux Moleskine dont les pages maintenant noircies renferment tous mes souvenirs de voyage... Si je n'ai pas livré ce récit au fil des jours, ce n'est pas qu'il manquait de connexion Internet (on en trouve dans tous les cafés, restaurants, hôtels) mais justement, le but était de débrancher le plus possible ! Je m'en suis tenue à quelques photos et courriels pour qu'amis et proches aient de nos nouvelles...


Il aurait aussi fallu un roman pour tout raconter. Alors je vais plutôt me concentrer sur certains lieux découverts lors notre périple entre Malaise et en Indonésie. Avec une attention particulière sur ce qui plaît à mon âme de chineuse, férue d'histoire.

Pour commencer, je vous emmène sur l'île de Penang. Elle appartient à l'un des États situés sur la côte Nord-Ouest de la Péninsule malaise. Nous y étions au tout début de notre voyage. Elle surprend par sa population cosmopolite, mais à la majorité d'origine chinoise.



Une de nos premières visites est celle de Pinang Peranakan Mansion. Cette villa a appartenu à une famille de chinois aisés à la fin du XIXème siècle. Kapitan Cina Chung Keng Kwee a construit cette demeure à l'image des riches maisons Babas qui mêlent le style malais et la culture britannique.

Ce n'est pas comme dans les autres musées. Ici, il n'y a pas que des vitrines avec de beaux objets, mais des fioles de parfum laissées sur une coiffeuse, une robe étendue sur le lit. Une sorte de vie figée dans le temps que l'on peut ressentir, imaginer. Il est possible de s'asseoir à leur table, d'effleurer du bout des doigts les tentures. Il n'y a pas de cordon rouge pour retenir notre curiosité...









Cette maison historique est à quelques pas d'un établissement apparemment incontournable de George Town. China House est un restaurant où l'artiste est roi. Même le client peut se prendre au jeu en dessinant sur les grandes feuilles blanches mis à sa disposition et qui, une fois ornées de dessins, sont accrochées aux murs. Le palais n'est pas en reste avec une cuisine locale revisitée et un buffet de gâteaux à faire faillir un gourmand !





Dès le XVIIIème siècle, l'île de Penang fut rattachée à la Compagnie anglaise des Indes orientales. Il n'est donc pas étonnant qu'il reste encore des vestiges dont l'architecture est emblématique de cette période. Suffolk House en est le bel exemple.



Érigée dans une vaste plantation de poivres au début du XIXème siècle, elle appartenait autrefois au capitaine Francis Light, à l'origine de la création du port britannique et qui fonda la ville de George Town. Puis elle fut la demeure de différents gouverneurs anglais.


De retour dans le coeur de George Town, nous arpentons la rue d'Armenian street. Force est de constater qu'ici aussi, le vintage a la côte. Dans certaines échoppes, il est possible de dénicher des téléphones en bakélite noir, des platines vinyles ou encore des vieilles bouilloires. A l'arrière de l'une d'entres elles, un salon de thé a même des allures de cuisine fifties.


Au hasard de notre promenade, nous découvrons le "flea market." Autrement dit, le marché aux puces. De prime abord, un vide-grenier comme un autre. Tentant pour la chineuse que je suis. Mais à y regarder de plus près, il y a des choses étonnantes. Un soulier sans sa paire. Un combiné sans socle. Ce que nous ignorons alors c'est qu'il est aussi surnommé le "marché aux voleurs" à cause des marchandises dérobées revendues là. Sans le savoir, nous n'y sommes pas restés longtemps...

 

Je préfère de loin immortaliser les murs peints du Street Art et les heritage houses, ces maisons anciennes qui sont petit à petit restaurées dans le centre historique. Depuis que ce dernier a été classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, ces réhabilitations représentent un réel enjeu. Elles sont la condition sine qua non pour conserver ce prestigieux classement.

Autre atout de George Town, son bouillonnement culturel dans lequel rayonne les différentes communautés, tel Little India en plein préparatifs de la fête des lumières, le Deepavali... Je garde d'elle, l'image d'une ville fascinante qui a le vent en poupe et le sens du vintage !


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